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lundi 11 juin 2012

Ah ! le quinquennat...

Bon, les gagnants de la présidentielle ont de quoi se réjouir, leur majorité est assurée.

C'était le but avoué des partis principaux qui ont appelé à voter, lors du référendum de septembre 2000, en faveur de la congruence des élections présidentielle et législative (seulement 30% de votants). Effectivement, c'est dans l'intérêt des partis principaux. Mais la démocratie ?

Les législatives ne sont-elles que condamnées à confirmer les élections présidentielles ?

Si c'était le cas, nous ne serions que condamnés à un scrutin archi-présidentiel, bien pire que le système étasunien où des élections dites de 'mid-term' permettent éventuellement au parlement de contrebalancer les élections présidentielles précédentes. Et ce scrutin mérite l'appellation de présidentiel. Que dire du nôtre ?

On s'acharne, dans les petites classes, à réaffirmer le credo gaulliste : scrutin semi-présidentiel. De qui se moque-t-on ?

Peu importe le Président, on vote pour une chambre d'enregistrement, les fameux députés-godillots que moquaient les partis de gauche à l'époque du Général...

La Gauche s'y complait, la Droite ne s'y dénie pas.

Mais nous ?

Est-on réductibles à un choix binaire ? Voulons-nous seulement confirmer un choix majoritaire ? Ou préférons-nous quelques nuances qui laissent, même aux partis principaux, une marge de manoeuvre plus adéquat aux sentiments du moment ?

Tort ou raison, peu me chaut.


Si les élections législatives ne servent à rien, les cris d’orfraie, pas plus : l’abstention aux législatives ne peut que progresser (42,77% cette fois-ci, record assuré la fois prochaine, si rien ne change) . Espérons que la réforme du scrutin, annoncée par François Hollande, redonne un minimum de légitimité à ces élections, qui méritent mieux que ce statut d’élection croupion. J'avoue que j'espère bien plus pour l'élection de ceux que nous déléguons pour voter la Loi.

À suivre.

lundi 21 mai 2012

À gauche, toutes !

Voilà au moins vingt ans que l’on entend sur toutes les ondes le constat de décès des communistes. Le moins qu’on ne puisse dire, c’est que le cadavre bouge encore.

Le Parti communiste français s’il est incontestablement bien moins puissant aujourd’hui que du temps des trente glorieuses, conserve de bons scores dans les mairies, conseils généraux, à l’Assemblée nationale, au Sénat et ce, contrairement au Front national qui n’a au mieux que dirigé quelques mairies temporairement et avec le succès que l’on sait (le scrutin proportionnel de 1986 leur a aussi donné un groupe parlementaire jusqu’en 1988).  Raison pour laquelle le Front national a tant de mal (officiellement) a recueillir ses 500 signatures de parrainage à l'élection présidentielle.

Les Radicaux de gauche aussi me direz-vous ont une bonne représentation locale. Mais à la différence du PRG, la plupart du temps le PCF présente des candidats contre les socialistes ou leurs alliés. Leur survie est donc autonome et leur déclin d’ailleurs grandement lié à leur satellisation dans les gouvernements d’union de la gauche, y compris celui du tournant de la rigueur de 1983.

Cette dernière élection présidentielle de 2012 est la première depuis 1974 à ne pas voir de candidat du PCF se présenter. A l’époque le Programme commun avait décidé de présenter comme unique candidat François Mitterrand ce qui fait de ce scrutin un cas à part. Mais à la gauche du Parti socialiste les tendances ont toujours été multiples (les chiffres sont disponibles sur le site de france-politique) :

 
Résultats à la gauche du PS depuis 1974

Les variétés de communistes comptent de rares dissidents comme l’ex-stalinien devenu rénovateur, Pierre Juquin dont l’échec en 1988 (1,7% des inscrits) enterra les ambitions. Surtout, comptés à l’extrême gauche parce que préférant le grand soir à la participation à un gouvernement bourgeois, les frères ennemis trotskistes n’en finissent pas d’étaler leur divisions.

Longtemps Arlette Laguiller, auréolée d’un combat syndical dur en 1974 dans le secteur bancaire, a été la plus visible de ses représentants. Lutte ouvrière, grâce à elle a fait une percée remarquée en 1995 et 2002 en rassemblant 4% des inscrits. C’est le seul mouvement trotskiste à présenter sans discontinuer des candidats depuis 1974. Traditionnellement son intransigeance amène le refus d’appeler à voter pour le candidat de gauche le mieux placé, et a fortiori quand il s’agit d’un candidat de droite : le second tour Jacques Chirac / Jean-Marie Le Pen en 2002 a été pour beaucoup dans la prise de conscience de son électorat d’une adhésion de Lutte ouvrière à la politique du pire, sensée créer les conditions d’une révolution. Nathalie Arthaud continue dans la ligne.

C’est suite à cette erreur politique que prend essor la Ligue communiste révolutionnaire, qui, revenue de l’humiliation d’Alain Krivine en 1974  (0,31% des inscrits) reprend des couleurs avec le très médiatique et habile Olivier Besancenot près de 30 ans plus tard. 2002 voit les orphelins de la gauche se disperser au mot d’ordre de Lionel Jospin, lui même ancien trotskiste lambertiste : « mon programme n’est pas socialiste ». C’est donc en toute logique que la gauche non gouvernementale remporte alors son plus beau succès : plus de 7% des inscrits. Besancenot se remplume encore la fois suivante et devient le premier représentant de la gauche de la gauche avec 3,4% des inscrits. Voulant transformer l’essai, la LCR cherche à fédérer l’ensemble de cette mouvance en créant le Nouveau Parti anti-capitaliste. Les divisions picrocholines reprennent le dessus après la polémique sur la présentation d’une femme voilée aux élections et Besancenot achève l’élan en refusant de se présenter en 2012, cédant la place au premier au concours de circonstance : Philippe Poutou. S’il conserve la première place à l’extrême gauche, il n’atteint pas  1% et tout semble à refaire.

Un mot sur les plus anecdotiques de la mouvance trotskiste. Des lambertistes de l’Organisation communiste internationale se présentent de temps à autre sous des noms divers (MPPT, PT, CNRD). Ils sont bien meilleurs dans l’entrisme qu’aux élections présidentielles où leurs candidats (Pierre Boussel dit Pierre Lambert, Daniel Gluckstein, Gérard  Schivardi) ne décolle pas de 0,3% des inscrits.

Une mention aussi pour la gauche du PS qui avant Jean-Luc Mélenchon ne se fait pas vraiment remarquer : le Parti socialiste unifié représenté par Huguette Bouchardeau en 1981 (0,9%) et l’électron libre José Bové en 2007 (1,1%).

Restent donc les communistes partis en 1981 avec 12,2% des inscrits autour de Georges Marchais, ils en perdent la moitié après leur première expérience gouvernementale de la Ve République : 5,4% en 1988, 6,6% en 1995. Nouvelle participation au gouvernement et nouvelle chute de moitié : 2,9% en 2002 et 3,4% en 2007. Surtout, lors de ces deux scrutins, ils se font distancés par les candidats trotskistes : voilà le sang de Léon Trotski vengé dans les urnes ! Le PCF pâtit aussi bien sûr de la chute du mur de Berlin (1989) et de la dissolution de l’URSS (1991), l’espérance communiste y a perdu ses ailes internationales.
Leur ancien candidat (1995 et 2002) et Secrétaire général Robert Hue finit même par quitter le Parti et en vient à soutenir la candidature de François Hollande en 2012 dès le premier tour. C’est le bouillon de minuit.

Survient alors l’étonnant pari de Jean-Luc Mélenchon, ancien lambertiste lui aussi. Quittant le PS au cours du tragicomique Congrès de Reims en 2008, il décide de représenter l’aile gauche de celui-ci à l’extérieur du PS en créant le Parti de gauche. Réussissant à convaincre le PCF de ne pas prendre le risque d’un nouvel échec aux présidentielles, il réussit à s’en faire adouber en l’échange d’une surreprésentation du PCF aux législatives. La coalition qui prend le nom de Front de gauche agrège quelques autres petites formations et réussi là où le Nouveau Parti anti-capitaliste a échoué. Un temps donné dans les sondages à 17-18% des votants, il parvient à plus de 11%, mais seulement à 8,7% des inscrits. Il écrase tous ses compétiteurs de gauche, mais la gauche du PS reste dans l’étiage moyen qui est le sien depuis 1988, aux environ de 10% des inscrits. L’effet « vote utile » très fort à gauche depuis le traumatisme de 2002 ne lui a pas permis d’atteindre ses espérances. Pour l’instant, et l’avenir dira comment évolueront les choses, le vainqueur de l’expérience semble être le PCF qui ne devrait pas avoir trop de mal à préserver son groupe parlementaire à l’issue des législatives à venir. Je serais en tout cas surpris de leur participation au gouvernement.

vendredi 27 avril 2012

Le ventre fécond

Voici les résultats de l’extrême droite en France depuis qu’existe l’élection présidentielle au suffrage universel.
Les chiffres proviennent pour l’essentiel de la documentation française et pour les données manquantes du site France politique (1974) et du ministère de l’Intérieur (2012).


Les Le Pen, père et fille, ne sont plus à présenter. L’avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour était un proche de l’Algérie française, encore fraîche lors de l’élection de 1965, ce qui explique largement son bon score. Bertrand Renouvin était royaliste, Philippe de Villiers, traditionaliste catholique et Bruno Mégret sécessionniste du Front national.

En 1969 et en 1981, l’extrême droite n’a pas eu de candidat. Lors de ce dernier scrutin, la hausse à 500 du nombre de parrainage, doublé de la ruse de Jacques Chirac qui provoque le désistement de dernière minute de 200 soutiens (ce qui explique certainement les antagonismes irréconciliables des deux hommes), empêchent Jean-Marie Le Pen de se présenter.

A première vue depuis 1988, les suffrages d’extrême droite (entre 4,3 et 6,4 millions) et le pourcentage des inscrits (entre 10,5 et 15) connaissent des oscillations modérées et sans tendance générale.

Concentrons-nous sur les seuls candidats du Front national :


Là par contre la tendance est constamment à la hausse, à l’exception de 2007. Le labourage des thèmes de l’extrême droite par le candidat Sarkozy n’a été qu’un siphonage conjoncturel de ses suffrages à la fois en valeur absolue (-1,7 millions) et plus encore en pourcentage des inscrits (- 5 points) à mettre en lien avec une participation beaucoup plus forte. Ça n’a donc bien été qu’un effet d’optique de baisse dans le succès continu des candidats du Front national.

Nul « effet Marine Le Pen » sensible, la progression reprend au même rythme en 2012. Quand il n'a pas de concurrence, leur candidat gagne de 1988 au deuxième tour de 2002, 1.150.000 voix, puis de 2002 à 2012, 900.000 voix : 82.000 voix par an dans la première periode, 90.000 dans la seconde. Cette apparente hausse ne tient pas compte de l'élargissement du corps électoral. En pourcentage des inscrits, de 1988 à 2002, on voit une progression de 0,14/an et dans la seconde, 0,05.

La nouveauté est probablement que les discours ambigus réitérés par Nicolas Sarkozy brouillent la frontière entre les deux électorats. Mais n’était-ce pas finalement l’objectif de Patrick Buisson, son conseiller électoral en provenance de Minute ?

Dessin de Pancho paru dans le Canard enchaîné du 25 avril 2012
Ironie de l’Histoire, c’est en rendant possible l’élection du président de la République au suffrage universel que Charles De Gaulle a rendu possible le retour des héritiers de Philippe Pétain et Pierre Laval. Ce n’est pas pour rien que le plébiscite était le mode de légitimation du gouvernement privilégié par Napoléon III. La personnalisation du pouvoir a toujours été le péché mignon de la droite de la droite. Et s’il faut concéder du pouvoir au peuple, qu’il se résume alors à l’approbation du guide. Le Référendum imposé dans la constitution de la Ve République par De Gaulle en est la suite logique.

Étonnamment, c’est le Gaulliste Jacques Chirac qui découplera le Référendum du plébiscite. Contrairement aux enseignements du grand Charles, qui s’était retiré du pouvoir après avoir perdu le Référendum de 1969 (peut-être surtout l’occasion après 1968 de prendre acte de sa déconnection des aspirations populaires), l’échec à propos du Référendum de 2005 sur la Constitution européenne n’a pas poussé Chirac à la démission. Mieux, son successeur, idéologique et institutionnel, s’assiéra sur l’expression populaire en faisant approuver par les chambres le traité de Lisbonne, ersatz du précédent. Les Gaullistes ne sont plus ce qu’ils étaient, mais nous avons déjà eu l’occasion de le dire.

Les gesticulations d’entre deux tours, à aller tous azimuts, brouillent encore un peu plus les positionnements politiques. Nicolas Sarkozy est-il l’ultime fossoyeur du Gaullisme ?

Une de l'Humanité du 25 avril 2012

lundi 23 avril 2012

Et le vainqueur est...

En attendant les résultats du second tour nous pouvons d'ores et déjà proclamer le vainqueur du premier tour.



J'y ai surligné en rouge les prévisions les plus proches des résultats. Ca n'est pas très glorieux. Seul un sondeur était au plus proche de cinq résultats : TNS Sofres n'était pas très loin des pourcentages effectivement réalisés par Philippe Poutou (à 0,15 points), François Bayrou (à 0,87 points), Nicolas Sarkozy (à 0,18 points), Nicolas Dupont-Aignan (à 0,21 points) et Marine Le Pen (à 0,9 points).

Deux autres instituts proposent trois des résultats les plus proches : l'Ifop a bien estimé les scores de Nathalie Arthaud (à 0,06 points), Philippe Poutou (à 0,15 points) et Nicolas Sarkozy (à 0,18 points) ; Harris n'était pas loin des résultats pour Nathalie Arthaud (à 0,06 points), Jean-Luc Mélenchon (à 0,9 points) et Nicolas Dupont-Aignan (à 0,21 points).

Le CSA détient la cuillère de bois puisque en dehors de Jacques Cheminade que tous ont estimé à 0,25 points près (mais est-ce  vraiment une estimation ou un coup de chance...), il ne s'est approché au plus près d'aucun résultat.

Les plus beaux plantages sont une surestimation de 3,9 points de Jean-Luc Mélenchon par LH2 et une sousestimation d'autant de Marine Le Pen par BVA. Pour ces deux candidats les meilleures approximations sont éloignées de 0,9 points et toutes sont pour l'un trop hautes, et pour l'autre trop basses. De même François Bayrou est toujours surestimé, au minimum de 0,87 points.

Donc à première vue TNS Sofres est le moins mauvais. Affinons un peu.

Si on additionne les marges d'erreur effectuées par chaque institut pour chacun des candidats, BVA a cumulé 11,09 points d'erreur, LH2 10,61, CSA 9,81, Ipsos 9,17, Ifop, 8,23, Opinion way 7,57 et Harris 7,35.

TNS Sofres confirme, avec 6,65 points d'erreurs cumulés tout de même, sa victoire au grand concours des bras cassés. En moyenne chaque candidat est estimé suivant les instituts avec 0,67 à 1,1 points d'erreur. Et le meilleur réussit à donner 1,9 points de trop à Jean-Luc Mélenchon, alors que 1,63 points manquent à François Hollande. Dans le doute, on peut lui accorder le bénéfice de l'hypothèse qu'il s'agisse de transferts de dernière minute.

dimanche 22 avril 2012

Je ne suis pas un numéro (même binaire)

Lu sur le fil du Monde :

Sam :  
Je viens d'aller voter et nous avons utilisé des urnes électroniques. Comment s'assurer de l'intégrité de ces machines ?
dimanche 22 avril 2012 14h13
LeMonde.fr: 
@Sam : "Il est techniquement possible de falsifier les résultats des machines à voter, mais il faut pour cela accéder physiquement à la machine", expliquait avant-hier notre journaliste Damien Leloup dans un article consacré à ce sujet.
Après avoir suscité la polémique en 2007, les machines à voter n'ont quasiment pas provoqué de débat cette année.
dimanche 22 avril 2012 14h15


Et bien c'est bien dommage !

Le problème n'est pas dans la fiabilité et la sincérité du vote, mais dans la confiance que l'électorat lui porte. Si un doute s'installe, les théories complotistes ne manqueront pas de justifier un refus de vote ou une contestation des résultats.

La seule garantie est le dépouillement public et les observateurs des candidats le jour du vote. Profitez de vos droits à être observateur (voire scrutateur, dans mon bureau ils recrutent pour ne pas y passer la nuit).

Et puis, qui ne s'est jamais entendu dire auprès d'un service public qui vous refusait vos droits : "j'y peux rien, c'est la machine" ? Sans même imaginer de manipulation, les bugs existent.

Décidément que de conneries ne fait-on pas pour être à la pointe du progrès !

jeudi 19 avril 2012

Liberté d'informer

Ça y est Sarkozy s’y met.

Emboîtant le pas à quelques éditorialistes horrifiés que la Suisse ou la Belgique n’applique pas la loi française, déjà Libération fait le calcul qu’il est rentable d’engranger des visiteurs sur son site quitte à payer une amende de 75.000 . À son tour, Nicolas Sarkozy s’est déclaré favorable sur Europe 1 à ce que l'estimation des résultats des élections puisse être donnée à 18h30.



L'argument imparable de la modernité a toujours été d'une bêtise abyssale, la mode étant faite pour se démoder.

À se demander pourquoi, depuis peu, la loi fait voter les circonscriptions d’Amérique dès le samedi (ce que Sarkozy feint ici d'ignorer, alors que c'était en place pour la première fois lors de son élection en 2007).

Qu’un libéral puisse défendre une telle idée montre une fois encore combien, en réalité, son idéologie tient plus du gloubiboulga plutôt que d’un ensemble cohérent.

L’un des prérequis de la théorie libérale est l’égalité face à l’information, c’est ce qui justifie l’existence, en matière économique, du délit d’initié.

Aussi si tous pouvaient avoir une heure et demi avant la fin du scrutin des informations de tendance, rien, de ce point de vue, à redire. Mais pourquoi quelques urbains et habitants de région parisienne ont-ils le loisir de décider de leur vote après avoir pris connaissance de celui de leurs concitoyens ?

Reconnaissons à Eva Joly d’avoir défendu ce principe.


D’ailleurs, ce problème ne se pose pas qu’aux élections. Que Nicolas Sarkozy ait abusé de sondage ces dernières années pour  prendre des positions électoralistes à partir de tel ou tel segment de la population est un problème en soi. Surtout quand il fait fuiter dans le Figaro les résultats qui le servent.

Pourquoi le résultat de toute enquête politique n’est-il pas public ? Ne sommes-nous pas les premiers concernés ?

Quant à la question des sondages sortie des urnes, on pourrait très bien sanctionner plutôt l’institut-dealer, ou même interdire la tenue de tels sondages avant 19h30.