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lundi 16 avril 2012

Débat fantôme

Jean-Michel Aphatie a donné sur son blog son point de vue sur l'échange houleux de vendredi face à Nicolas Dupont-Aignan. Ne le cherchez pas là-bas, il a été supprimé. C'est étonnant parce qu'il y defend bien, avec sa verve accoutumée, son refus de révéler son salaire. Et pour beaucoup, c'est tout à fait recevable. Pour vous en faire une idée, je reproduis le cache de Google, avant qu'il ne disparaisse, à la fin de ce billet.

Il met évidemment en exergue la part de calcul politicien du candidat qu'il prend bien garde de nommer. C'est probablement pour ne pas lui faire de publicité qu'il avait agit de la sorte, et pour ne pas lui faire l'honneur de sa réaction qu'il a finalement supprimé son billet (à moins que les commentaires n'aient pas été élogieux). N'ayant pas de ces pudeurs, je trouve que le débat mérite mieux que ces considérations.


Malheureusement dans sa défense outragée, il oublie le point central qui est en filigrane de l'attaque de Dupont-Aignan : d'où parles-tu, Jean-Michel Aphatie ?

C'est un questionnement ringard, très années 1970, le temps où la question de la lutte des classes n'avait pas disparue avec le Mur de Berlin. Pourtant il reste pertinent de se demander pourquoi les journalistes stars, ceux qui ne partagent pas la précarité de la masse des journalistes, ont un point de vue congruant sur un certain nombre de questions.

Un sujet par exemple qui tient à coeur, avec quelques raisons, à Jean-Michel Aphatie est celui de la dette. Je n'ai pas de quoi en débattre ici, ni l'envie. Mais ce qui m'intéresse est son angle d'approche sur la question : l'Etat doit se réformer pour réduire ses dépenses (refrain connu). Point de vue honorable, mais qui, systématiquement, fait l'impasse sur l'autre possibilité : augmenter les revenus de l'Etat. Quand on se souvient de ses sorties contre l'impôt sur la fortune - auquel il dit cependant ne pas être soumis - entre autres parce que les Modigliani ne sont pas taxés (mais comment en estimer la valeur ?), ou contre la taxation à 75% de la dernière tranche des plus hauts revenus, on ne peut que s'interroger : s'agit-il d'une analyse objective ou une défense d'intérêts particuliers ?


L'attaque de Dupont-Aignan était bien celle-là : vous ne vivez pas "dans le même monde" et formez "une petite classe", qui peut s'exprimer mais ne pas s'ériger en donneurs de "leçons". Ca n'est pas agréable à entendre, certes, mais ça mérite réflexion.


Le matin même de l'altercation, avec une étonnante clairvoyance, Jean-Michel Aphatie écrivait : "Le sentiment domine de vouloir pendre les banquiers, les financiers, les bourgeois, les riches, les patrons, les salauds, les Allemands, plus quelques journalistes pour faire bonne mesure, et cette violence-là me trouble, me gêne, m’indispose."

Ce à quoi Tocqueville aurait pu répondre : "quoi de plus excusable que la violence pour faire triompher la cause opprimée du droit ?". Jean-Michel Aphatie ne voit-il pas l'écrasant sentiment d'injustice ? Et si non, pourquoi ?






Voici donc son argumentaire publié à 09h55 le lundi 16 avril 2012 :

Sur mon salaire et sur d'autres choses

"Un candidat à la présidence de la République m’a demandé mon salaire. Je n’ai pas voulu lui communiquer. Ai-je eu tort ?
Les faits, comme dit la police, sont connus. Un candidat à la présidence de la République, fort marri de ne pas voir son génie reconnu, a postulé que les journalistes qui lui faisaient face étaient coupés de la vie réelle. L’un d’eux, lui ayant répondu qu’il ne vivait pas sur la lune, s’est alors fait apostrophé par le dit candidat : combien vous gagnez ?

 La vulgarité de l’interpellation semble plus immédiatement accessible que son sens profond. En effet, en procédant de la sorte, le candidat semble suggérer qu’à partir d’un certain niveau de salaire, un journaliste n’est plus apte à exercer la fonction qu’il prétend assumer. A quel niveau de salaire le dit candidat situe-t-il l’incapacité du journaliste ? 2000 euros ? 4000 ? 6000 ? Au-delà ? Pour l’instant, il ne l’a pas précisé. Pas plus qu’il n’a précisé les conséquences d’un éventuel dépassement du seuil. Faut-il alors retirer sa carte professionnelle au journaliste qui le dépasse ? Mais même sans carte de presse, celui-ci peut continuer à travailler. Faudrait-il donc alors jusqu’à lui interdire toute parole publique ? Et pourquoi pas alors, puisque nous serions dans un cas flagrant d’inutilité sociale, l’orienter vers les mines de sel pour lui permettre, enfin, de découvrir la vraie vie dont il ignore si visiblement tout ?

C’est que, voyez-vous la parole politique engage. Et si un candidat à la fonction suprême exige de son interlocuteur son niveau de revenus avant de poursuivre avec lui la discussion, alors il faut bien trouver une utilité à la question posée.

Imaginons maintenant que la question n’ait pas l’utilité ci-dessus envisagée, que l’interjection sur les salaires soit sortie comme cela, comme un réflexe, comme un cri, comme l’expression d’une indignation devant ces journalistes dodus et repus qui ont l’outrecuidance de questionner un peu vivement le génie national qui ambitionne de se voir confier par ses compatriotes les rênes de la Nation, alors nous serions devant un cas de figure très différents.

 Cela voudrait dire que le candidat en question regarderait les journalistes en question illégitimes par nature, quels que soient leurs salaires, émoluments, revenus, dividendes stocks options, retraites chapeaux, indemnités, avantages et grosses ficelles. Ils seraient illégitimes pour cette seule et unique raison qu’ils ne partageraient pas, les sagouins, ses idées, ses projets, ses ambitions.

Ces journalistes-là ne seraient, en quelque sorte, que des emmerdeurs, des empêcheurs de se glorifier en rond, de se présenter comme possesseur unique et formidable des solutions aux terribles problèmes de la société.

Dans ce schéma, l’interpellation sur le niveau de revenus ne serait donc qu’un prétexte pour débarrasser le plancher de la racaille plumitive et pour pouvoir tout à son aise exposer sans être contredit ses mirifiques projets pour la France qui n’attend que son sauveur, lui. Ou plutôt : Lui.

C’est faute d’avoir vu tranché cette ambiguïté fondamentale que, personnellement, j’ai décidé de ne pas répondre à la question posée. Combien je gagne ? Plus que le SMIC, c’est sûr. Moins que vous ne le pensez, c’est sûr aussi. Je répondrai à cette question quand la loi m’en fera obligation, ce qui n’est pas le cas pour l’instant. La loi oblige simplement à informer les actionnaires de certaines entreprises des rémunérations des plus importants de leurs dirigeants. Ce n’est pas encore le cas pour les simples salariés des dites entreprises.

Réglons par ailleurs la question de la légitimité des journalistes, car au fond, c’est de cela qu’il s’agit. Le candidat que je n’ai pas nommé et plusieurs autres dans cette campagne nauséabonde présidentielle, ont attaqué, attaquent et attaqueront encore les journalistes, plus particulièrement ceux qu’ils qualifient dans cette corporation divers « d’éditorialistes de bazar », ou « d’éditocrates », faute d’avoir su pour l’instant de termes plus méprisants, ou peut-être seulement parce qu’ils n’osent pas les utiliser, pas encore.

Exposons juste l’idée que dans une démocratie élaborée, la seule parole autorisée ne peut pas être celle des postulants au suffrage universel. A côté des élus et de ceux qui aspirent à l’être, un travail d’expertise et de contre-expertise, de contradiction, est souhaitable et nécessaire à la bonne marche de la démocratie. Le vote ne peut pas donner seul le droit à la parole publique. Il ne peut pas être considéré comme seul producteur de la légitimité. Des individus, je ne pense même pas aux journalistes, peuvent par leur talent particulier, ou le travail d’une vie, nourrir eux aussi le débat démocratique, intervenir, contrarier, répondre, éclairer.

Dans cette galaxie luxuriante et fournie d’intervenants divers, les journalistes ne sont eux-mêmes qu’une petite partie, utiles à leur place, sans plus, mais sans moins. La mode s’est installée chez les postulants présidents de les dénigrer, de les insulter, de les avilir, de les engueuler, de les mépriser.

Cette mode, beaucoup de journalistes eux-mêmes l’ont regardé avec complaisance. Certains l’ont même encouragés, d’autres y ont participé. Que l’on admette que pour ma part, je n’y sacrifierai pas. Cette mode est en réalité mortifère. Elle introduit dans la société un poison dont le but ultime, au fond des choses, est de débarrasser la parole politique de toute appréciation contradictoire.

Que l’on en soit là, aujourd’hui, dans la France qui se glorifie d’être des Lumières, dit assez bien les ravages que la crise sans fin opère dans les cœurs et dans les esprits."   

dimanche 15 avril 2012

Volée de bois vert

Après la sortie de Franz-Olivier Giesbert, nouvel épisode du conflit petits candidats / grands éditorialistes, Nicolas Dupont-Aignan s'est illustré vendredi dans l'attaque des élites coupées du peuple :

Source :  Thierry de Cabarrus (ses commentaires valent la peine)

Verbatim : [après une agglomération de titres de presse ridiculisant Dupont-Aignan présentée par Ariane Massenet]
Dupont-Aignan : Pfff, j'm'en fous un peu de tout ça...
Massenet : Vous vous en foutez ?
Dupont-Aignan : Je vais vous dire : moi je sais pourquoi les Français ne lisent plus les journaux...
Aphatie : Ah ?
Massenet : Pourquoi ?
Aphatie goguenard : Ben y faut vous mettre à la tête d'un journal, alors...
Dupont-Aignan :  Ben, ils vont sur internet, heureusement qu'il y a internet...
Massenet :  C'est pas la faute des journaux...
Dupont-Aignan : ... parce que tous ces éditorialistes de bazar...
Denisot : On va en parler avec Vincent dans un instant d'internet.
Dupont-Aignan : Tous ces éditorialistes de bazar qui vivent ensembles, qui font toujours les mêmes articles, qui sont totalement coupés des réalités, ...
Denisot : On va y venir, on va y venir aux éditorialistes, nan ?
Dupont-Aignan :  ...qui gagnent un argent fou et qui croient connaître les Français, ils ne connaissent plus rien des Français...
Massenet :  D'accord.
Dupont-Aignan : ... on va s'en débarrasser un jour...
Massenet :  D'accord.
Dupont-Aignan : ... enfin ! Voilà !
Denisot : Enchaînez, Ariane. On va y venir.

Dupont-Aignan : Je vais vous dire...
Massenet :  Vous vous mélenchonisez.
Dupont-Aignan : Mais je ne me mélenchonise pas...
Aphatie : Ah, c'est juste.
Massenet :  Si, un petit peu.
Aphatie : Si ! si ! si ! si ! si !
Dupont-Aignan : Mais madame venez avec moi sur le terrain...
Aphatie : Non, elle a raison, elle a raison.
Dupont-Aignan : Venez voir les Français...
Aphatie :  "On va s'en débarrasser", c'est...
Dupont-Aignan :  Venez voir les Français qui vivent, qui souffrent...
Denisot : Mais on vit pas dans la lune, hein.
Dupont-Aignan : Mais on ne vit pas dans le même monde, mais oui monsieur Denisot...
Denisot : Mais vous ne savez pas où je vis.
Dupont-Aignan : Et bien, donnez-nous votre salaire. Combien vous gagnez ?
Aphatie : Ca n'a rien à voir.
Denisot : Mais c'est moi qui me paye.
Dupont-Aignan : Combien vous gagnez ?
Denisot : Ca vous regarde pas !
Dupont-Aignan s'emballant : Hein ? Ca ne me regarde pas ? Dites-le aux Français : combien vous gagnez ?
Denisot : Mais vous, vous êtes payé...
Dupont-Aignan : Vous n'oserez pas le dire.
Denisot : C'est moi qui vous paye avec mes impôts.
Aphatie : Quelle aggressivité !
Dupont-Aignan : Et les Français ? Ils ne contribuent pas à votre richesse ?
Aphatie : Quelle aggressivité !
Denisot : Je ne veux pas polémiquer avec vous.
Dupont-Aignan :  Vous ne pouvez pas dire aux Français, droit dans les yeux, combien vous gagnez parce que c'est une somme tellement extravagante, qu'à force de jouer les bons Samaritains ici...
Denisot : Mais je ne joue pas au bon Samaritain...
Dupont-Aignan : Dites combien vous gagnez aux Français...
Denisot : Non je ne vous dirais pas combien je gagne.
Dupont-Aignan : Ca veut dire que tous ces gens qui s'en mettent plein les poches, qui donnent des leçons à la terre entière...
Denisot : Je ne m'en mets pas plein les poches.
Dupont-Aignan : ...et qui ne veulent pas voir...
Denisot : Je n'ai pas de leçon à recevoir de vous.
Dupont-Aignan : Vous ne voulez pas voir la souffrance des Français.
Denisot : Vous ne connaissez pas ma vie.
Aphatie offusqué : Plein les poches !?
Dupont-Aignan :  Oui, plein les poches, ...
Aphatie : Mais traitez...
Dupont-Aignan : Donnez-nous vos salaires !
Aphatie : Mais traitez-nous de voleurs tant que vous y êtes !
Dupont-Aignan : Je ne vous traite pas de voleur, mais osez dire votre salaire !
Aphatie : Qu'est-ce que ça veut dire "plein les poches" ?
Dupont-Aignan : Osez dire votre salaire monsieur Aphatie, osez le dire !
Aphatie : Mais mon salaire, je le mérite mon salaire !
Dupont-Aignan :  Mais peut-être, alors dites-le.
Aphatie : Comme vous !
Dupont-Aignan : Et bien dites-le, si vous le méritez.
Apathie : Et bien je ne le vous dirais pas.
Dupont-Aignan : Et bien vous voyez...
Aphatie : Vous n'êtes pas un inquisiteur...
Dupont-Aignan : ... vous n'êtes pas capable de dire votre salaire...
Aphatie : Votre comportement n'est pas digne de la politique !
Dupont-Aignan : Pas digne ?
Aphatie : Non.
Dupont-Aignan : Cette caste médiatique... Vous prenez de l'argent, beaucoup d'argent...
Aphatie : Vous n'avez qu'à faire une loi pour obliger les gens à dire leur salaire.
Dupont-Aignan : ...et vous ne voulez pas dire votre salaire.
Aphatie : C'est du populisme !
Dupont-Aignan : Ah ! C'est du populisme...
Aphatie : C'est du populisme intégral.
Dupont-Aignan :  Si vous saviez comment...
Aphatie : Intégral.
Dupont-Aignan : ... vivent les Français, vous ne penseriez pas pareil.
Aphatie : Boh, boh, boh.
Dupont-Aignan : Si vous sortiez un peu de votre petit milieu, vous ne penseriez pas pareil !
Aphatie : Pfff, Ridicule. Votre aggressivité vous discrédite complétement.
Dupont-Aignan : C'est pas de l'agressivité...
Aphatie : Mais si.
Dupont-Aignan : C'est qu'il y en a assez d'avoir des leçons de gens qui ne savent pas comment vivent les Français à la fin du mois.
Aphatie : C'est vous qui donnez des leçons.
Dupont-Aignan : Des leçons permanentes... (bis)
Aphatie : C'est vous qui donnez des leçons. (ter)

[le gong, puis une nouvelle couche avec Mouloud Achour qui interviewe Alain Duhamel le traitant de "figurant"]

Achour : Ca vous sert la soupe qu'Alain Duhamel parle comme ça de vous ?
Dupont-Aignan : Mais je m'en fous complétement. Ce que je veux dire pour être sérieux. C'est que dans un pays, soyons sérieux, qu'a tant de souffrance...
Aphatie : Pourquoi vous ne l'étiez pas, avant ?
Dupont-Aignan : ...Où les Français, euh, où les Français n'arrivent même plus à nourrir leurs enfants, où il y a tant de chômeurs, où il y a tant de licenciements, voir une petite classe qui passe sa vie à donner des leçons,...
Aphatie : Oh ! putain.
Dupont-Aignan : ...qui se moque des hommes politiques qui essayent de comprendre ce que vivent nos concitoyens. J'ai pas la vérité, il y a des vérités. Je demande juste que des vérités différentes puissent dans notre pays ne pas être caricaturées, ne pas être salies, ne pas être méprisées. La démocratie, c'est l'égalité des candidats. C'est tout ce que je demande. Il y a un moment où, c'est pas moi qui le dis vous savez, il suffit de se promener dans notre pays et de voir le raz-le-bol de nos concitoyens vis-à-vis...
Massenet : Il ne faut pas faire des généralités.
Dupont-Aignan : C'est pas des généralités. Je parle pas des journalistes.
Massenet : Vous parlez de certains journalistes.
Dupont-Aignan : Je parle de certains éditorialistes parisiens qui veulent dicter leur conduite à l'opinion française. Et je dis que l'opinion française, il y a un moment, elle a envie de penser par elle-même. Ca ne leur interdit pas de dire ce qu'ils veulent, mais...
Denisot : C'est le vote.
Dupont-Aignan : ...moi, j'ai le droit aussi de dire ce que je pense, et j'ai la franchise de le dire en face.
Denisot : C'est le vote qui permet d'exprimer...
Dupont-Aignan : Oui, j'ai la franchise de le dire en face parce que beaucoup de mes petits camarades, ou de mes collègues députés, le dise en sous-main, mais quand ils viennent devant vous, ils sont à plat ventre. Et puis quand ils s'en vont, ils bâvent. Moi, je suis franc, je l'ai dit franchement pour Duhamel,...
Denisot : On a compris.
Dupont-Aignan : j'ai dit les choses franchement. Voilà. Point.



 L'attaque rappelle l'écart entre les choix éditoriaux lors du Référendum européen de 2005 et le résultat des élections. S'y ajoute le traitement méprisant dont Michel Denisot avait fait montre envers Dupont-Aignan lors d'une précédente prestation au Grand journal où, pour stigmatiser l'archaïsme de ce dernier, il avait utilisé un Noir & Blanc type ORTF auquel il n'avait pu répondre. A ce contexte personnel, s'ajoute la récurrence des griefs de Jean-Michel Apathie contre la loi imposant l'égalité de temps de parole entre candidats. Les lois de l'audimat et de la démocratie sont-elles si incompatibles ? ou les éditorialistes aiment-ils si peu qu'on ne soit pas d'accord avec leurs a priori ?

Reconnaissons à Canal + de ne pas avoir (encore ?) censuré les commentaires assassins présents sur son site :



  • Linda Marchisio · Lycée Auguste Renoir
    Bravo Nicolas Dupont-Aignan!! Et merci d'avoir mouché ces pseudo journalistes-présentateurs bobo parisiens de Canal plus qui sont souvent forts avec les petits candidats et faibles avec les gros..Quant à M.Apathie lèche-botte de droite, il est comme d'habitude faussement outragé ! Encore merci.
    • Evelyne Linsart
      merci !
    • Roger Silvin · College de la sine vence
      c'est clair, de leur bulle dorée, ils ne voient pas la réalité. ou ils sont simplement corrompus. c'est ce que je crains
    • Sylvie Barbazanges
      Pourquoi regardez vous tous le grand journal si tous ces chroniqueurs sont pédants, puants, lèche bottes.... changez de chaine
  • Cathy Torterat Delaplace
    Tout à fait d'accord avec Mr Dupont Aignan concernant les attitudes pédantes et surfaites des éditorialistes en général . Désolée mais il a raison vous dépassez les bornes cela devient insupportable . Arrêtez de donner des leçons et écoutez les personnes qui sont invitées à vos emissions.
    Je vote Mélanchon et non pas Dupont Aignan mais il a dit ce que beaucoup pensent en vous écoutant .redescendez de vos piedestals et vous aussi allez rencontrer les vraies gens .
    • Cathy Torterat Delaplace
      j'ai fait une faute d'orth mais pas grave ! j'ai été choquée par les propos de Denisot . des cons des vrais cons . Au diable ces rascasses !
  • Christophe Guerineau
    J'ai été consterné par l'attitude de Messieurs Denisot et Aphatie au sujet du montant de leur rémunération. Quelle médiocrité! Le premier ne répondant pas mais déclamant "Mais c'est moi qui me verse mon salaire" -quel intérêt, ce n'est pas la question-, l'autre se drapant dans une indignation totalement feinte "Votre agressivité vous discrédite" .. Oui, bravo Messieurs, mais pourquoi donc ne pas vouloir publier (au sens de publicité) vos rémunérations ? Monsieur Aphatie: vous qui aimez à questionner et titiller vos invités, que signifie cette réaction ridicule ? (Mais moi je mérite mon salaire, sans en dévoiler le montant)
    Vous m'avez profondément déçu; mais BON SANG assumez vos rémunérations, quoi ! Vous avez été minables. Je ne peux plus vous regarder de la même façon. Même des footballaeurs ou d'autres -que vous n'hésitez pas à titiller- revendiquent PUBLIQUEMENT leur rémunération. Minable. Quelle légitimité pouvez-vous avoir après cette médiocrité télévisuelle ? Quel regret de ne plus avoir les vrais esprits K+ ! Lescure, Gildas, De Greef, De caunes. Vous pouvez avoir honte.
    • michel druilhe
      J'ai entendu dire qu'Ariane Massenet, la "chroniqueuse médias" de l'émission (la journaliste qui propose les quiz aux politiques, question/réponse) se fait 25000 euros par mois. Ca se passe de commentaires. Denisot et Aphatie ont voulu intimider Dupont Aignan qui n'a rien à perdre en candidat de seconde zone. On comprend que la question légitime de Dupont Aignan ait pu déranger cette publicité impromptue (au sens de rendre public, au sein de l'espace public) même si Canal est une chaîne privée. Du coup, la question malencontreuse dévoile les mécanismes de classe et de protection de corps qui animent les "chiens de garde" du pouvoir, qui tourneront casaque dans quelques jours et auront récupéré leur esprit 68. On va bien rigoler.
    • Didier Lelievre · Lycée St Jean Baptiste de la Salle
      michel druilhe je suis tout a fait d accord avec vous tous ce sont des bouffons moi je vais vous donner mon salaire 954 euros par mois je suis scandaliser denisot je savais que c etait un drole de coco faites commes mois rendez votre decodeur bravo mr dupont -aignany
  • Jacqueline Fontenas
    enfin quelqu'un qui remet les journalistes à leur place Assez de ces donneurs de leçons qui savent tout Qu'ils prennent les commandes et on verra de quoi ils sont ca
    • Isabelle Chicalski
      Tant qu'à faire être mauvais autant l'être à fond et tous en choeur.....Les journalistes du Grand journal ont touché le fond. Et face à un "petit candidat" qui plus est. Bravo Nicolas Dupont-Aignan, je ne voterai pas pour vous, mais ce soir je vous ai trouvé très mordant.
      • Claudine Girault · ENSET Cachan
        Oui ! bravo... ! c'est vrai que ce copinage bobo c'est vraiment sans intérêt...
    • Frédérique Celerier · Ecole Normale Supérieure LSH
      Merci M. Dupont-Aignan ! Si seulement vous aviez pu réussir à clouer le bec à toute la bande des journalistes de pochettes surprises...
      • Christophe Guerineau
        Je suis terriblement déçu par ce que j'ai vu ce soir. Un concentré de médiocrité, de suffisance et de lâcheté. Je crois que je vais résilier mon abonnement et vais expliquer à Mr Méheut pourquoi je le fais. Quelle dérive depuis la grande époque... et ça me fait ch... j'aurais tellement aimé que cet esprit perdure mais ce soir les masques sont tombés...
        • Evelyne Linsart
          bravo dupont- aignan et merci de casser leurs pseudo-certitudes de journalistes qui refusent de voir les réalités...
        • Guesner Fred · France
          Aphatie et Denisot sont -ils honteux de leurs salaires pour avoir autant de gene , voire de haine, dans leur réponse , lorsque la question leur est posée ? Ca suintait la honte dans leur expressions verbales et non verbales . On en a beaucoup appris sur l'éthique réelle de ces individus face a la transparence . Des journalistes moralisateurs arrosés a grandes eaux ce soir sur Canal+ !
          • Jean Pierre Renault
            Bravo Mr Dupont Aignan vous avez eu raison de clouer le bec a ses journaliste pétans. Ils se croient tout permis. Ils se disent de gauche, ils travaillent a plus de 65 ans, ils prennent la place des jeunes et gagnent des salaires indécents. Qu'ils redescendent sur terre et regardent autour d'eux
            Jean pierre Renault
            • Lucien Lecomte
              Dégouté , biensurs qu'ils ne veulent donner leurs salaires , après ils perdraient de l'audience
              c'est surement plus qu'on ne croit, ils vivent dans leurs milieux de privilégiés déconnecté de la réalité et des petites gens , votez Mélenchon ...
              • Isabel Gérard Denneulin · Meilleur commentateur
                Bravo NDA vous avez dis tout haut ce que nous contrubuables pensons sans etre écouté !!!
                J'aimerais reçevoir leur salaire "mérité" moi aussi !!!!
                Vous seul êtes digne d'un candidat à la Présidentielle !!!
                • Patrick Durand
                  MM DENISOT et APATHIE n'ont grandi leur profession en montrant une telle agressivité.M APATHIE a selon moi affiché un mépris qui ne le grandi pas.
                  • Chrystele Averlant
                    M;apathie et consort sont puants avec les "petits" candidats!ils ne sont pas si donneurs de leçons avec d'Autres" à la soupe!!!!
                    • Evelyne Linsart
                      oui , il n'y a pas photo là dessus !
                  • William Laude
                    c'est lamentable denisot et consort je suis consterné je vais résilier mon abonnement.
                    • Catherine Pindelo Bouillon · 36 ans
                      J’en ai marre ! Au secours ! Quelle bande de nazes…
                      vidéo « l’intelligence des cons » à voir. Encor une fois de plus Félicitation NDA.

                      Le journalisme français est l'art de faire croire au peuple ce que le gouvernement juge opportun de lui faire admettre. (Pourquoi acheter un journal quand on peut acheter un journaliste ?)
                      Donc Il y a deux sortes de journalistes : ceux qui s’intéressent à ce qui intéresse le public ; et ceux qui intéressent le public à ce qui les intéresse. Il ne faut pas prendre les gens pour des cons, il y a assez de cons qu' on prend pour des gens.
                      • Roger Silvin · College de la sine vence
                        si je vous avais lue, je n'aurais rien posté ;). excellent commentaire!
                    • Sylvie Barbazanges
                      ils sont vraiment drôles ces gens qui regardent des journalistes et des émisssions qu'ils n'aiment pas. Ils n'ont qu'à changer de chaine, ou faire autre chose. C'est insupportable cette agressivité des politiques. Pas étonnant que les gens le soient aussi partout. Un peu de respect et de modération feraient du bien....
                      • Gérard Lignier · Nice, France
                        Puisque vous insistez je vais répondre à votre "intelligente" : pour votre gouverne, ayant Internet, il ne me viendra jamais à l'esprit de m'abonner à Canal+ ou Canal Satellite.
                        Quand je regarde les émissions gratuites de K+ c'est pour mieux voir et comprendre que ces "Chiens de garde" ont une seule & unique mission fixée par l’oligarchie qui les paye très largement avec notre argent : rendre le peuple inerte, l’empêcher de réfléchir et par conséquent pourrir son esprit pour l'orienter dans le sens que veut cette même oligarchie dominante...Et ça marche jusqu'à présent très bien!
                        Elle les félicite, les congratule et leur accorde ainsi des rémunérations si rocambolesques qu'elle sont inavouables ! Si je ne regardais pas les émissions gratuites de K+ comment selon vous je vais me rendre compte de leur sale boulot et l'évaluer à sa juste valeur pour réveiller mon entourage?
                        Vivement le front de gauche pour mettre un terme à cette domination qui n'a que trop duré!
                    • Rémi Tellier · Meilleur commentateur · Travaille chez Trieur de poussins par sexe
                      De toute facon Apathie raconte que de la merde 80% du tps
                      • Roger Silvin · College de la sine vence
                        jean michel appati vous etes prétentieux. vous croyez obtenir la vérité supreme. et c'est vous le manipulateur. je ne suis pas pour dupont aignan je suis contre les journaliste manipulateurs
                        • Gérard Lignier · Nice, France
                          Les journaleux, dès qu’on essaye d’aborder les questions de leurs privilèges, ils se montrent agressifs et diffamants. Regardez la tête antipathique d’Apathie dans la vidéo ci-dessous !
                          Qu’est-ce qui justifie que ces gens là bénéficient de 30% de dégrèvement automatique sur leur feuille d’imposition ? Et ceci est exclusivement français.
                          Sans parler de tous les autres privilèges dont ils bénéficient : invitations diverses, spectacles et voyages gratuits, une pléthore de cadeaux de toutes sortes en contrepartie d’un travail d’intoxication et de désinformation. De même, ils se croient au dessus des lois et inattaquables dans la mesure où ils ont toujours le monopole de la parole et le privilège du dernier mot. Il serait temps qu’une autorité indépendante de contrôle voie le jour comme le propose à juste titre J-L Mélenchon (seul candidat capable de mettre fin à ces privilèges immérités).
                          Car ces gens ont une seule mission fixée par l’oligarchie qui les paye largement avec notre argent : rendre le peuple inerte, l’empêcher de réfléchir et par conséquent pourrir son esprit avec les félicitations les rémunérations rocambolesques inavouables !
                          Comment ces gens peuvent-ils voter J-L Mélenchon ?
                          La 6ème République est un épouvantail pour eux et c’est pour ça qu’ils n’en parlent qu’en cas d’extrême nécessité.
                          Pour finir il ne faut pas s’étonner quand la France est classée 36ème mondiale en matière de liberté de la Presse et des médias§
                          VIVEMENT LE FRONT DE GAUCHE POUR ROMPRE AVEC TOUT ça !!!!
                          • Guy Grand Coureau Basfresne
                            Il nous faut écouter et observer autour de soi, pour comprendre l’insolente indécence d’une caste. En dehors de toute considération partisane, Il nous faut bien admettre que les 10% qui sont aux « manettes », comme ils disent ; sont condescendants de ceux qui se lèvent tôt, et travaillent beaucoup, pour peu d’argent. De plus, nous n’aurons jamais la possibilité de nous élever, car tout est verrouillé pour nous et nos enfants. Ces beaux penseurs sont dans les centres villes où se trouvent les meilleures écoles pour leurs enfants, avec l’accès aux bons réseaux. En raison, de leur position sociale par naissance, même si quelques exceptions sont là pour faire illusion. Ils disposent de solides revenues pour vivre entre eux, dans des lieux aux murs d’enceinte infranchissables qui ouvrent toutes les portes de la réussite et, à transmettre ensuite à leurs enfants... Oui, M. DUPONT-AIGNAN à raison de dire que vos environnements professionnels et conditions de vie ne vous autorisent pas à délibérer sur la plèbe qui représente 90%. Ayez la décence de le laisser s’exprimer…
                            • Belkassem Khelifa
                              Aujourd'hui, je me suis régalé. Apathie a perdu son sens de journaliste percutant avec les petits. Ce journaleux de pacotille en a pris plein la gueule. Mr Apathie, quand on dort avec le cul qui gratte, on se lève avec un doigt qui pue. Bravo à Mr Dupont Aignan, le courage à l'état brut. Cet Apathie qui s'écrase devant son maître Sarko, le fouineur dans les poubelles du FN, et qui humilie les "petits candidats" comme avec Mr Cheminade, a trouvé son homme. Vous n'êtes qu'un larbin de la finance et et des puissants de ce pays. Vous déshonorez tous les jours le noble métier de journaliste. Lamentable.
                              • Louis Thomas · ETAA Rochefort
                                Merci M. Dupont- Aignan d'avoir cloué le bec aux présentateurs vedettes du Grand journal. Michel Apathie est très fort pour poser des questions embarrassantes mais il fait moins le malin quand il s'agit d'y répondre. J'ignore combien il gagne, mais ce que je sais en revanche c'est qu'il ne paiera des impôts que sur 70% de cette somme (si toutefois il est détenteur d'une carte de presse). Alors Michel si on parlait des niches fiscales!
                                • Pierre-michel Glevarec
                                  alors ces salaires combien!
                                  • Jojo Languille
                                    pour Ariane Massenet ce serait 20000€/mois.. confortable, je n'ose imaginer le salaire du branchouille Denisot..
                                • Mireille Tison · Responsable d'exploitation à Geodis
                                  STOP ! STOP ! et STOP je suis apolitique mais là le rôle du bon samaritain ça suffit ! Avez vous donnez le montant de votre salaire ainsi que tous les avantages relatifs à votre fonction ? Non ! c'est une insulte envers les personnes à faibles revenus (ce n'est pas mon cas, donc je suis objective) mais je ne supporte pas la manipulation mentale !!!!
                                  • Flo Creche
                                    mireille presidente
                                  • Christophe Guerineau
                                    Tout à fait d'accord. Ils sont présents pour mettre sur le grill leurs invités mais dès qu'on les questionne sur leur rémunération, alors là ! On botte en touche ou on se drape dans une colère feinte. MINABLE ... et révélateur.
                                  • Mireille Tison · Responsable d'exploitation à Geodis
                                    Rectif, je ne parle pas des journalistes mais de Monsieur Dupont-Aignant ! vous connaissez fais ce que je te dis mais pas ce que je fais !!!!!
                                • Stephane Steunou
                                  Massenet => 25.000 euros/mois.
                                  Aphatie => probablement plus que Massenet soit 30.000 euros voire plus.
                                  Denisot => combien 50.000euros ? plus ?
                                  • Anaïs Bonnet · Lycée Marie Curie
                                    Bravo pour votre prestation sur canal plus. Enfin quelqu'un qui remet ses journalistes à leurs place (pour ne pas répéter se que dit linda marchisio)
                                    • Jean Pierre Renault
                                      Joël Gonnet
                                      Honte a eux, ils n'osent même pas donner leurs salaires alors qu'ils critiquent les politiques qui ne le font pas
                                      • Thibaut Poirié · St Giles International
                                        Alors je suis surement stupide mais pourquoi parler du salaire de M Denisot, pourquoi s'en prendre aux éditorialistes? Moi je voulais que M Dupont-Aignan me vende ses idées. Qu'il m'explique son programme. Qu'il m'explique en quoi sa politique va redresser la France. Allez taper sur des personnes qui font juste leur travail, je trouve ça petit. On peut convaincre sans prendre à partie les gens ou chercher des boucs émissaires... :-/ . On m'aurait demander mon salaire je n'aurai pas répondu. C'est personnel et ca n'intéresse que moi. Moralité je ne voterai surement pas pour ce Monsieur qui divise les gens au lieu de les rassembler pour que l'on s'en sorte tous.
                                        • Roger Silvin · College de la sine vence
                                          juste leur travail?????
                                          non mais elle est bonne celle là. Un journaliste, son travail , c'est d'informer.
                                          Est ce que c'est de manipuler le public avec des eclairages empreints d'opinion?
                                        • Thibaut Poirié · St Giles International
                                          À quel moment de l'émission, les journalistes ont manipuler l opinion? Je veux bien que l on sorte des grandes phrases styles : " la religion c est l opium du peuple". " les médias font de la manipulations de masse" mais c est un peu simpliste. Donc ne voyant pas les "pièges" journalistiques, expliquez moi à quel moment le grand journal a outre passé son rôle d informer la population?
                                      • Aurélien Cirot
                                        Oui Monsieur Apathie. Vous êtes un voleur. Vous gagnez des sommes astronomiques et faites la leçon d'humanisme. Ariane Massenet 25 000 euros par mois pour balancer 3 phrases de potiches brouillonné à l'avance entre le plat et le dessert... Canal+ est une fabrique de propagande socialiste qui écrase de mépris tout ce qui ne ressemble pas à cet idéologie. Pour une fois qu'un type à les couilles de faire chier dessus, les bobos...


                                      • mercredi 11 avril 2012

                                        Electorat volatil


                                        "L'hirondelle du scrutin" par la Parisienne libérée


                                        L’HIRONDELLE DU SCRUTIN
                                        Paroles et musique : la Parisienne Libérée


                                        L’oiseau imprévisible
                                        Inquiète les instituts
                                        En volant loin des cœurs de cible
                                        Et parfois même, en ne volant plus
                                        C’est un oiseau bizarre
                                        Et presque fantastique
                                        Son étonnante trajectoire
                                        Défie les statistiques

                                        L’électorat volatil
                                        Votera-il ?
                                        Ou bien sera-t-il découragé
                                        Et déjà volatilisé ?
                                        Au printemps, quelquefois
                                        L’hirondelle du scrutin
                                        Revient et puis s’en va
                                        Faire son nid chez le voisin !
                                        Elle est comme ça
                                        L’hirondelle du scrutin


                                        [François Hollande :]
                                        « Nous savons que rien n’est fait tant que les électeurs ne se sont pas prononcés.
                                        Nous connaissons la volatilité des humeurs, des modes, des sentiments »


                                        Sur le marché des élections
                                        On suit le coût des candidats
                                        Comme si c’était autant d’actions
                                        Oui mais tout le monde n’investit pas
                                        Devant la vitrine du suffrage
                                        Y en a qui hésitent en voyant le prix
                                        Entre se priver de fromage
                                        Et changer de crémerie

                                        L’électorat volatil
                                        Votera-t-il ?
                                        Ou bien sera-t-il découragé
                                        Et déjà volatilisé ?
                                        Au printemps, quelquefois
                                        L’hirondelle du scrutin
                                        Revient et puis s’en va
                                        Faire son nid chez le voisin !
                                        Elle fait son choix
                                        L’hirondelle du scrutin


                                        Une substance indocile
                                        Dans le corps électoral
                                        Qui rend les prévisions fragiles
                                        Absurdes, les décimales
                                        Une matière vaporeuse
                                        Et potentiellement inflammable
                                        Qui affole la Prédiseuse :
                                        De quoi l’oiseau est-il capable ?


                                        L’électorat volatil
                                        Votera-il ?
                                        Ou bien sera-t-il découragé
                                        Et déjà volatilisé ?
                                        Au printemps, quelquefois
                                        L’hirondelle du scrutin
                                        Revient et puis s’en va
                                        Faire son nid chez le voisin !
                                        Elle est comme ça
                                        L’hirondelle du scrutin


                                        L’oiseau imprévisible
                                        Inquiète les instituts
                                        En volant loin des cœurs de cible
                                        Et parfois même... en ne volant plus



                                        Et pour faire le lien avec le post précédent, la tentation de Gugusse (vous noterez l'indéniable jubilation d'icelui) :

                                        La Parisienne libérée chante Gugusse !

                                        (chanson qui fait référence à l'appelation "Gugusse" employée par Todd à l'endroit de Mélenchon, certes bien avant qu'il atteigne 10% d'intentions de vote)


                                        GUGUSSE
                                        paroles et musique : la Parisienne Libérée

                                        [Emmanuel Todd :]
                                        « Je n'ai pas la vision irénique des dernières élections, il y avait quand même quatre candidats de droite... en comptant le candidat socialiste »

                                        Si tous les extrémistes
                                        Se prennent pour des centristes
                                        Si même les écolos
                                        Regardent la terre d'en haut
                                        Si la gauche est à droite
                                        Espérant qu'on la batte
                                        Aux prochaines élections
                                        Je voterai pour l'abstention

                                        Contre ça il y a Gugusse
                                        Avec ses expressions
                                        Son dictionnaire d'astuces
                                        Et puis son gros bâton
                                        Qui joue de la grammaire
                                        Entre la chair et l'os
                                        C'est l'heure des caractères
                                        Que se vayan todos ! (bis)


                                        Si les gens les plus riches
                                        Continuent de s'enrichir
                                        Si on leur fait des niches
                                        Selon leur bon plaisir
                                        Si même l'agent public
                                        Ne sert plus à l'Etat
                                        Ca devient trop fantastique
                                        Ne comptez pas sur moi

                                        C'est là que j'entends Gugusse
                                        Avec ses expressions
                                        Son dictionnaire d'astuces
                                        Et puis son gros bâton
                                        Qui joue de la grammaire
                                        Entre la chair et l'os
                                        C'est l'heure des caractères
                                        Que se vayan todos ! (bis)


                                        Les Gavés, les Ludions
                                        Seigneurs des stock options
                                        Les Tripoteurs d'argent
                                        Les Grands, les Importants
                                        Voudraient que l'écarlate
                                        Se porte au bout du nez
                                        Quand la colère éclate
                                        L'étendard est levé

                                        Il est comme ça Gugusse
                                        Avec ses expressions
                                        Son dictionnaire d'astuces
                                        Et puis son gros bâton
                                        Qui joue de la grammaire
                                        Entre la chair et l'os
                                        C'est l'heure des caractères
                                        Que se vayan todos ! (bis)


                                        Si tous les extrémistes
                                        Se déguisent en centristes
                                        Si même les écolos
                                        Regardent la terre d'en haut
                                        Si les autres se présentent
                                        In Naturalibus
                                        Si tout le monde se contente
                                        De sonner l'Angélus

                                        On écoutera Gugusse
                                        Avec ses expressions
                                        Son dictionnaire d'astuces
                                        Et puis son gros bâton
                                        Qui joue de la grammaire
                                        Entre la chair et l'os
                                        C'est l'heure des caractères
                                        Que se vayan todos ! (bis)


                                        On écoutera Gugusse
                                        Avec ses expressions
                                        Son dictionnaire d'astuces
                                        Et puis son gros bâton
                                        Jouant de la grammaire
                                        Entre la chair et l'os
                                        C'est l'heure des caractères
                                        Que se vayan todos ! (bis)


                                        Et comme, décidément, je l'aime bien, un autre duo avec Emmanuel Todd, dont la chute est particulièrement délectable :
                                        La Parisienne Libérée - le subconscient de la Gauche

                                        LE SUBCONSCIENT DE LA GAUCHE
                                        paroles et musique : la Parisienne Libérée

                                        Sous le drapeau du libre-échange
                                        Les pays ne sont plus égaux
                                        Il y en a que ça arrange
                                        Quand d’autres ont la tête sous l’eau
                                        Quelque chose ne va pas
                                        Depuis la monnaie unique
                                        On s’en doutait mais voilà
                                        L’Histoire redevient tragique

                                        [Emmanuel Todd :]
                                        « L’Europe qui était censée être le continent de la démocratie libérale, en tant qu’organisation centrale, est devenue une machine qui a cassé la démocratie dans des régions où elle venait de naître. »

                                        Faut-il que les citoyens
                                        Soient ainsi domestiqués
                                        Pour cuisiner le festin
                                        Auquel ils ne sont plus conviés?
                                        Deux cent milliards chaque année
                                        La dette publique est servie
                                        C’est un bien copieux souper
                                        Les riches ont bon appétit

                                        [Emmanuel Todd :]
                                        « La dette publique, Marx il en parle et il la voit du bon côté, il ne la voit pas comme nous maintenant – enfin comme eux plutôt maintenant – « c’est des gens ils sont vilains, ils ont trop dépensé, ils se sont endettés ». Il ne la voit pas sur le mode « la cigale et la fourmi » avec « les cigales sont méchantes ». Marx il voit bien le point de vue intéressant qui est le point de vue de la fourmi. Sauf que c’est pas la fourmi parce que la fourmi est complètement absurde dans la fable : elle ne veut pas prêter. La vérité c’est que le monde est rempli de types qui ont trop de pognon et qui veulent le prêter. »

                                        La gauche soudain éclairée
                                        Par une illumination
                                        Se rappelant qui elle est
                                        Passera peut-être à l’action

                                        [Emmanuel Todd :]
                                        « On va vers une crise majeure et pour résoudre cette crise majeure, pour éviter la panique, il faudra que l’État prenne le contrôle des banques. C’est le subconscient de la gauche. »

                                        Le subconscient de la gauche
                                        Peine un peu à émerger
                                        Dans une course où chevauchent
                                        Les puissants et leur jockey

                                        [Emmanuel Todd :]
                                        « La réalité psychologique de Sarkozy c’est que c’est un faible. Ou plutôt c’est un type qui est dans des modèles hiérarchiques, qui tape sur les faibles et qui se soumet aux puissants. Donc quand il pense que les États-Unis sont puissants il obéit aux États-Unis, s’il pense que la Chine est puissante il se soumet à la Chine, et s’il pense que l’Allemagne est puissante il se soumet à l’Allemagne. Et puis il va taper sur les gamins de banlieue, sur les Roms – les Roms c’était l’idéal, c’est quelques milliers de mecs. »

                                        C’est déjà assez bizarre
                                        Qu’il ait pu nous gouverner
                                        Une seconde victoire
                                        Et c’est le drame assuré

                                        [Emmanuel Todd :]
                                        « J’ai pas un tempérament à dire c’est foutu mais je peux dire que si Sarkozy est réélu, vu l’image qu’il donne à la France, les Français paieront la note, c’est-à-dire le déclin. Si on vote mal on sera puni par l’Histoire. »

                                        Sans craindre d’être envahi
                                        Et même sans parler de guerre
                                        Il faut voir la démocratie
                                        Comme quelque chose qui se perd
                                        On peut craindre rebelote
                                        Bonaparte et ses sosies
                                        Redoutons le bruit des bottes
                                        L’Histoire n’est jamais finie

                                        [Emmanuel Todd :]
                                        « Beaucoup de choses ont déjà été faites qui faciliteraient l’établissement d’un régime autoritaire en France : contrôle de l’information, rapprochement des corps de la police et de la gendarmerie – puisqu’une des grandes traditions républicaines c’était d’avoir deux corps de maintien de l’ordre. Les gens ne se rendent pas compte à quel point c’est grave de tenter de fusionner la police et la gendarmerie. Ça oui, mais pas la guerre, pas la guerre. C’est déjà ça, une dictature sans la guerre. »

                                        Quand l’horizon s’assombrit
                                        Quand les nouvelles nous inquiètent
                                        On voudrait des prophéties
                                        Et voilà ce que dit le prophète :

                                        [Emmanuel Todd :]
                                        « Il y a un moment donné où quelqu’un à l’Élysée fera des textes racontant n’importe quoi. »

                                        Pour retrouver les œuvres de cet OVNI de la chanson : la Parisienne Liberée